Taille douce des chênes
Sur un chêne mature, moins on coupe, mieux l'arbre se porte. Nous limitons l'intervention au bois mort et aux branches menaçant une toiture, comme détaillé sur notre page consacrée à la taille raisonnée.
Hors Métropole, dans l'est lyonnais, Genas conserve de grandes propriétés, des chênes centenaires, des noyers de plein champ et d'anciens vergers dont personne n'a repris la taille depuis longtemps.
Genas rassemble environ 13 000 habitants sur un territoire qui était agricole il y a encore deux générations. Il en reste des chênes de bord de champ devenus des sujets remarquables, des noyers plantés en ligne, des alignements de fruitiers et des haies champêtres qui séparent aujourd'hui des parcelles bâties.
Ces arbres ne se traitent pas comme des sujets d'ornement plantés il y a quinze ans. Un chêne de plusieurs décennies mérite qu'on le laisse tranquille tant qu'il ne présente pas de risque, et qu'on se limite à retirer le bois mort. Un noyer ancien, lui, se taille avec parcimonie et à la bonne saison.
Une bonne partie de nos chantiers genassiens concerne d'anciens vergers rattachés à une maison de famille : pommiers, poiriers, cerisiers, parfois quelques pruniers, laissés sans taille pendant dix ou quinze ans. Les arbres sont enchevêtrés, la fructification a chuté, et le bois mort s'accumule au centre.
Nous procédons en trois temps : nettoyage sanitaire la première année, réouverture du centre la deuxième, puis taille d'entretien classique. Ce rythme évite la production massive de gourmands que provoque toujours une reprise brutale. Le calendrier complet est présenté dans notre page sur l'entretien du jardin mois par mois.
Sur un chêne mature, moins on coupe, mieux l'arbre se porte. Nous limitons l'intervention au bois mort et aux branches menaçant une toiture, comme détaillé sur notre page consacrée à la taille raisonnée.
Réduction des branches au-dessus de l'eau, éclaircie pour limiter la chute de feuilles, et protection du bassin pendant le chantier. Les résidus partent en benne le jour même.
Sur les grandes propriétés, les linéaires dépassent souvent la centaine de mètres : nous les traitons dans le cadre de notre prestation de taille de haies et de tonte.
Quand un sujet ne peut plus être conservé, nous expliquons pourquoi et nous chiffrons un abattage maîtrisé avec évacuation du bois.
Dans une propriété de la périphérie de Genas, un noyer d'une soixantaine d'années portait une grosse charpentière fendue au-dessus d'une allée carrossable. Le reste de l'arbre était sain, avec une belle production, et le propriétaire tenait à le conserver.
Nous avons démonté la charpentière abîmée en trois sections retenues à la corde, réalisé une coupe propre en retour sur un tire-sève, puis allégé le côté opposé pour rééquilibrer la couronne. Une journée de travail, allée protégée par des plateaux de bois, bois débité en bûches et rangé sur place à la demande du client. Un contrôle est prévu deux ans plus tard pour vérifier la cicatrisation.
Sur les sujets trop dépérissants pour être grimpés, nous basculons sur une intervention en nacelle depuis l'allée.
Nous passons voir l'arbre, nous vous disons franchement ce qui se justifie et ce qui peut attendre.
Oui, sans supplément particulier. Genas est à un quart d'heure de notre atelier de Meyzieu, nous y travaillons toute l'année. Le fait que la commune relève du département du Rhône et non de la Métropole change surtout les démarches d'urbanisme, que nous vérifions avant tout abattage.
Le noyer déteste les grosses plaies et saigne abondamment si on le taille au mauvais moment. On travaille donc par petites coupes, en fin d'été ou en début d'automne plutôt qu'en hiver, en retirant surtout le bois mort et les branches qui se croisent, sans jamais chercher à réduire brutalement le volume.
En plusieurs saisons. La première année, on retire le bois mort, on ouvre le centre des arbres et on supprime les gourmands les plus mal placés. Les années suivantes, on rétablit progressivement une charpente équilibrée. Tout faire en une fois provoquerait une explosion de rejets et fatiguerait des sujets déjà âgés.
Plutôt que d'abattre, on commence souvent par éclaircir la couronne et réduire les branches en surplomb du bassin, ce qui diminue nettement la chute de feuilles et de fleurs. Si le sujet est un conifère à aiguilles fines planté trop près, l'abattage devient parfois la solution la plus raisonnable.
Cela dépend du classement de la parcelle au plan local d'urbanisme : certains arbres et alignements sont protégés, d'autres non. Nous consultons la situation avant l'intervention et nous vous indiquons la démarche à suivre en mairie plutôt que d'abattre à l'aveugle.
Depuis Meyzieu, nous rejoignons Genas en une quinzaine de minutes, ainsi que les communes de la plaine située juste à l'est de l'agglomération lyonnaise.